Quelles exigences techniques pour le rétrofit électrique ?

Le nouveau cadre légal appliqué au rétrofit électrique depuis avril 2020 fixe aussi ses obligations techniques. Puissance, châssis, performances, dimensions… Quelles sont les modifications autorisées ou non sur le véhicule et dans quelle mesure ? On fait le point.

La conversion d’une voiture d’occasion en électrique dans le cadre du rétrofit est une démarche avantageuse pour plusieurs raisons. Elle implique des changements, mais elle ne doit pas être assimilée à la restauration ou à l’amélioration complète d’un véhicule ancien. La réglementation entrée en vigueur en avril 2020 précise en effet les modifications techniques qu’il est possible d’effectuer sur l’auto et les limites à ne pas dépasser.

Châssis et poids : quelles transformations sont autorisées dans le cadre du rétrofit ?

Si le passage à l’électrique requiert d’importantes interventions pour installer le nouveau moteur, il ne s’agit pas de dénaturer la structure du véhicule de base. Ainsi, le cadre réglementaire impose de conserver des dimensions identiques : longueur, largeur, hauteur ou encore empattement ne doivent pas être affectés par la conversion. Même chose pour la masse maximale techniquement admissible (la nouvelle dénomination du PTAC) qui ne doit pas être modifiée. Quant au poids à vide, il ne peut excéder celui d’origine de plus ou moins 20%.

Les dispositions techniques du rétrofit prévoient de rester fidèle au véhicule d'origine.

Puissance et comportement routier : rester fidèle au véhicule d’origine

Comme pour le châssis et le poids, l’idée n’est pas de tout changer. La voiture électrique transformée grâce au rétrofit ne peut pas être plus puissante que le véhicule de base : « La puissance du groupe motopropulseur électrique doit être comprise dans la plage fermée 65 % – 100 % (40 % – 100 % pour des véhicules des catégories L1e à L5e) de la puissance maximale du moteur d’origine endothermique. » Pas question non plus de modifier la répartition des poids entre les essieux : seule une marge de plus ou moins 10% est tolérée par rapport à celle de base.

Pour en savoir plus : les exigences techniques sont détaillées dans l’annexe III de l’arrêté du 13 mars 2020.

Photo by Steinar Engeland on Unsplash

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