Qu’est-ce qu’une supercar ?

La semaine dernière, nous vous présentions la supercar hybride de Ferrari, alias LaFerrari. Mais qu’est-ce qu’une supercar au juste ? D’où vient ce terme de supercar, et existe-t-il des critères pour reconnaitre une supercar facilement ? Voici nos réponses avec ce dossier, pour tout savoir sur les supercars d’hier et d’aujourd’hui.

Les origines des supercars

Le mot « supercar » est presque centenaire. Il a été employé pour la première fois dans le journal britannique The Times le 11 novembre 1920, dans une publicité pour l’Ensign 6 : « If you are interested in a supercar, you cannot afford to ignore the claims of the Ensign 6 » soit en français « Si vous êtes tenté par une supercar, vous ne pouvez pas ignorer les prétentions de l’Ensign 6 ».

Dans les années 1960, aux Etats-Unis, le terme « supercar » précède la catégorie des muscle cars, et est utilisé pour décrire les véhicules de l’époque de taille moyenne, à propulsion, équipés de puissants moteurs V8. La revue Popular Science en fait d’ailleurs un article en 1966 pour présenter des voitures telles que la Dodge Coronet ou la Pontiac GTO. La Lamborghini Miura avait elle aussi été qualifiée de « supercar » à la même époque dans les médias européens.

La Lamborghini Miura, l'une des premières supercars

La Lamborghini Miura

Dans les années 1970 et 1980, le mot « supercar » est employé pour désigner les GT (véhicules de grand tourisme). Dès la fin du 20ème siècle, il est généralement utilisé pour décrire les autos les plus performantes et les plus chères de leur époque.

Quelques critères pour identifier une supercar

C’est simple : il n’y en a pas ! En tout cas, il n’existe pas de véritable définition pré-établie de la désignation « supercar ». Ce mot reste pourtant très fréquemment employé dans les médias spécialisés dans l‘automobile, et par les constructeurs eux-mêmes. Si le terme n’est pas encore entré dans les dictionnaires français, le dictionnaire en ligne de l’Université d’Oxford définit la supercar comme « une voiture de sport de haute performance ». Et en observant les points communs des modèles définis actuellement comme des supercars, il est possible de trouver une ébauche de définition.

Les supercars ou l’incarnation du mythe automobile

Les performances des supercars ne se limitent pas au moteur. D’une manière générale, une supercar peut être définie comme une voiture d’exception, au design extraordinaire issu des meilleurs studios, et à la fois capable de prouesses sur l’asphalte. La supercar incarne le mythe : c’est elle qui détient les meilleures statistiques, les meilleures données techniques, le meilleur rapport poids/puissance… C’est aussi elle qui va le plus vite. Bref, la supercar est la plus belle et la meilleure de toutes.

Des véhicules d’usine et d’exception

Les supercars sont toujours des véhicules d’usine, conçus pour la route et non pour la course (en tout cas pas initialement). Elles représentent ce que le constructeur sait faire de mieux : un concentré d’ingénierie, de technologie, et de design de pointe. Elles sont généralement produites en série limitée, à l’instar de la LaFerrari, disponible à 499 exemplaires dans le monde. Cela contribue au mythe et au côté ultra désirable de la supercar, mais aussi à l’image de marque des constructeurs les plus prestigieux. Pour les conducteurs passionnés et les collectionneurs, rouler en supercar est le plus souvent l’accomplissement d’un rêve.

Un mythe éphémère

L’autre point à prendre en compte pour reconnaitre une supercar est la notion d’époque. Un modèle peut être identifié comme étant une supercar à un moment donné, mais perdre sa supériorité au bénéfice de nouveaux véhicules plus performants, dotés d’avancées technologiques plus récentes et plus innovantes. La compétition est rude pour devenir une supercar et le rester !

A noter : malgré ces indications, la notion de « supercar » reste subjective, tout comme celle de « pony car » ou de « muscle clar ». Sa définition est fréquemment débattue, et chaque amateur d’automobile peut se faire sa propre idée de ce qu’est une supercar.

Quelques exemples de supercars des années 2000

Ferrari Enzo

La supercar Ferrari EnzoChez Ferrari, les supercars sont souvent inspirées de l’univers de la Formule 1. La Ferrari Enzo n’a pas dérogé à la règle, en étant développée en collaboration avec Michael Schumacher. Son aérodynamique sortie de chez Pininfarina couplée aux avancées technologiques du début des années 2000 ont contribué à faire de la Ferrari Enzo l’une des supercars les plus désirables de son époque. Assemblée à Maranello, elle a été produite à 400 exemplaires.

Pagani Zonda

La Pagani Zonda UnoProduite depuis 1999 et limitée à une vingtaine d’exemplaires par an, la Pagani Zonda a bénéficié de l’aide de l’ancien pilote Juan Manuel Fangio pendant son développement. Plusieurs versions de Pagani Zonda ont été conçues, jusqu’à la dernière, la Zonda Uno, produite à un seul exemplaire (690 chevaux sous le capot et 350 km/h en pointe). Elle a depuis été remplacée par la Pagani Huayra.

Bugatti Veyron

La Bugatti Veyron édition Super SportSûrement la supercar la plus connue des années 2000, la Veyron est actuellement le seul modèle en production de Bugatti. Elle a bâti sa réputation en devenant la voiture la plus rapide du monde. Selon les versions, la Bugatti Veyron développe entre 1000 et 1200 chevaux . Sur circuit, la Veyron Super Sport a atteint la vitesse maximale de 434 km/h.

Lamborghini Aventador

La Lamborghini AventadorRemplaçante de la Murcielago chez Lamborghini, l’Aventador possède un moteur V12 de 700 chevaux. Elle sort d’une usine spécialement dédiée à l’utilisation du carbone, et pour cause, elle est la première Lamborghini de série à bénéficier d’un châssis monocoque en fibre de carbone, ce qui lui confère une incroyable légèreté. Et donc des performances à la hauteur : la vitesse de pointe de l’Aventador est de 350 km/h.

Les supercars hybrides

La Porsche 918 SpyderLes assemblages hybrides font leur apparition sous le capot des supercars dès l’année 2013. Parmi elles, la Porsche 918 Spyder (limitée à 918 exemplaires, ça ne s’invente pas) combine un V8 de plus de 600 chevaux et deux moteurs électriques dont un à l’avant et un à l’arrière, pour une puissance totale de 887 chevaux. Avec une telle configuration, elle peut fonctionner de 5 manières différentes. En mode tout électrique, la Porsche 918 Spyder dispose d’une autonomie de 30 kilomètres et d’une vitesse de pointe de 150 km/h. Plutôt pas mal pour un hybride !

D’autres constructeurs se sont engouffrés dans la brèche, avec la McLaren P1 et la LaFerrari. Plus innovant encore, le Coupé Renovo devrait prochainement s’imposer comme la première supercar américaine toute électrique.

Photos : Creative Commons 2.0 et 3.0

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